Colloque CogniSud: Plaisir esthétique dans les arts

23 octobre 2010 at 03:05 (Esthétique - Topic général, Uncategorized) ()

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La Culture et la cognition située

22 décembre 2009 at 12:38 (Perception) (, , , )

Figure 1. Une image tirée du clip d'une scène sous-marine de Masuda et Nisbett (2001)Figure 1. Une image tirée du clip d’une scène sous-marine utilisé dans l’expérience de Masuda et Nisbett (2001).

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La façon dont nous percevons ce qui se passe dans l’environnement peut varier en fonction de la culture à la quelle chacun de nous est attaché. Ceci implique que notre perception est située et que notre capacité de voir serait façonnée par notre environnement socioculturel. Parmi les divers mécanismes de cognition, l’attention est un des processus de traitement de l’information les plus étudiés. Elle a pour fonction principale de faire le tri parmi des différentes informations afin d’en limiter la quantité à traiter. Deux traitements parallèles sont mis en place : la sélection de l’information pertinente et l’inhibition de l’information non pertinente. Ceux-ci dépendent de la structure de figure-fond d’un champ visuel. Une certaine variabilité des modes d’attention est associée à cette structure de figure-fond du champ. Certains individus développent un type d’attention particulièrement focalisée sur la figure éminente, d’autres sont plus sensibles au contexte. La vision du premier groupe d’individus est dite « analytique », celle du deuxième « holistique ». La vision analytique est plus autonome, moins sensible à l’environnement, et moins dépendante du contexte de l’objet perçu, tandis que la vision holistique est plus dépendante du contexte et de l’environnement. Ce phénomène de variabilité interpersonnelle de l’attention est également présent à l’échelle interculturelle.

Par exemple, on constate chez les occidentaux un pattern de perception visuelle plus analytique et un mode d’attention plus focalisée sur l’objet singulier. Au contraste de ceux-ci, la perception visuelle des Asiatiques est plus holistique, plus ajustée au contexte de l’objet. On observe également chez les Asiatiques un modèle d’attention plus dépendante du contexte entier, et plus dirigée vers le rapport d’un objet à l’autre, ainsi que la relation de l’objet et de son environnement. Ceci dit, dans un champ visuel, on ne perçoit pas le même rapport de la figure et du fond dans différente culture. Un homme venant d’une culture nord-américaine aurait tendance à voir l’objet distinctif détaché de son arrière-plan, tandis que pour celui venant de l’Asie Pacifique, son regard survolerait sur les objets jalonnés dans un champ visuel, en faisant les mouvements alternatifs entre les objets et le va-et-vient entre la figure et le fond. Ceci dit, pour ce dernier, l’objet n’a sens que par rapport à d’autre objet ou lorsqu’il est rapporté à son contexte.

La variabilité interculturelle et la dépendance ou l’indépendance à l’égard du champ

De nombreuses études en psychologie expérimentale se sont intéressées aux phénomènes de l’attention et notamment à la variabilité interculturelle de celle-ci. Masuda et Nisbett (2001) ont remarqué que les Américains prêtaient plus attention à des figures distinctes, à des objets singuliers et isolants situés à l’avant-plan, tandis que les Japonais avaient tendance à souligner les informations contextuelles, venant de l’arrière-plan, le rapport de l’objet et du contexte, ainsi que les relations d’un objet et de l’autre.

Une étude comparative menée par Kitayama et al. (2003) a pour objectif de tester la dépendance ou l’indépendance à l’égard du champ (DIC, field dependence/independence) des Nord-Américains et des Japonais. Kitayama et ses collègues utilisent l’épreuve de ligne-cadrée (framed-line test, FLT) pour tester l’aptitude de l’individu à incorporer ou à ignorer les informations contextuelles dans un champ visuel donné. Les sujets participant à cette étude sont d’abord présentés une ligne verticale à l’intérieur d’un tunnel carré. Ils sont ensuite demandés d’accomplir deux types de tâche (voir Figure 2) : 1° dessiner une ligne absolue (absolute task) à l’intérieur d’un tunnel carré, à savoir une ligne identique à la ligne présentée antérieurement, quelque soit la taille des cadres donnés ; 2° dessiner une ligne proportionnellement identique (relative task) à la ligne présentée antérieurement à l’intérieur d’un cadre. Kitayama et de ses collègues ont pu observer que les Américains étaient plus doués dans la première tâche, de dessiner une ligne identique à la précédente, quelque soit la dimension du cadre donné, tandis que les Japonais étaient plus performants lorsqu’il s’agissait de dessiner une ligne proportionnellement identique à la précédente. Le résultat de cette étude montre que, par rapport aux Américains, les Japonais prêtent plus attention au cadre et au contexte et que ils sont plus justes et corrects lorsqu’il s’agit de faire un jugement de relation sur un objet relatif à son contexte. Ceci implique que le style de traitement de l’information des Américains est plus indépendant à l’égard du champ, à la différence de celui des Japonais étant plus ajusté à incorporer des informations de l’environnement, ceci dit, plus dépendant à l’égard du champ.

Figure 1. Illustration de l’épreuve de la ligne-encadrée (framed-line test, FLT) utilisée par Kitayama et de ses collègues (2003). Dans cette étude, ils présentent d’abord aux participants une ligne verticale dans un cadre carré. Ensuite, ils leur demandent de dessiner une nouvelle ligne dans un autre cadre de même dimension ou différent de taille. Les participants sont demandés de dessiner une ligne dont la longueur soit identique à la ligne antérieurement présentée (absolute task), soit proportionnellement identique à elle en fonction de la hauteur du nouveau cadre (relative task). Cf. Kitayama et al. (2003).Figure 2. Illustration de l’épreuve de la ligne-encadrée (framed-line test, FLT). Cf. Kitayama et al. (2003).

Les résultats de ces études montrent que la capacité cognitive et l’attention qu’un individu porte à un champ visuel donné, ainsi que la façon dont les informations de l’environnement sont traitées pouvaient varier en fonction de la racine culturelle. Les sujets occidentaux ont tendance à focaliser l’attention sur la figure saillante se détachant de son arrière-plan, tandis que les Asiatiques sont plus portés à tenir compte de la relation réciproque entre la figure et le fond. Reste à savoir quelles sont les causes et les conditions de cette variabilité interculturelle de la cognition. Quels sont les principaux facteurs qui nous séparent culturellement ? Quels sont les mécanismes sous-tendant la variation culturelle de la cognition ? Est-t-elle dressée de manière descendante par la pensée et par les idéologies culturelles, ou bien est-t-elle façonnée de manière ascendante par l’environnement physique et visuel ? La cause profonde de ce phénomène de variation culturelle dans la cognition nous laisse une grande lacune à découvrir.

L’influence de l’environnement physique sur la formation de capacité cognitive

Les chercheurs sont ainsi amenés à en rechercher la cause et à découvrir les mécanismes sous-jacents à la variation cognitive. Pour connaître l’origine de ce phénomène et le mécanisme de la variation cognitive d’une culture à l’autre, Miyamoto, Masuda et Nisbett (2006) ont mené deux expérimentations en vue de tenir compte de l’influence de l’affordance environnementale sur la compétence cognitive d’un individu. Ils ont voulu comparer l’impact de l’environnement physique sur la perception visuelle des individus vivant aux États-Unis ou au Japon.

L’hypothèse du départ est ceci : Étant donné que les modèles de l’attention visuelle spécifiques à chaque culture sont formés par les facteurs environnementaux et écologiques (au sens gibsonnien), à savoir par les processus ascendants, les individus vivant dans un espace comme nous pouvons observer aux États-Unis où les objets physiques sont disposés de manière à se détacher distinctivement de l’environnement auraient plus de chance de développer une vision analytique adaptée à un pattern d’attention qui dirige le regard vers la figure saillante en laissant l’arrière-plan s’écarter du champ de l’attention. Au contraste, l’environnement visuel au Japon paraît embrouillé et peuplé des objets protéiformes. Dans un tel environnement, le rapport de la figure et du fond est inlassablement ambigu, tellement que nous avons souvent du mal à différencier l’objet visuel de son arrière-plan. Les individus vivant dans un tel environnement auraient une grande aptitude à développer un pattern d’attention visuelle qui dirige le regard à survoler sur le champ visuel entier, être plus concentré non sur l’objet singulier, mais sur l’entredeux, en faisant les mouvements oscillatoires entre deux extrémités, entre le solide et le vide.

Figure 3. Exemples de deux images utilisées dans l’expérience de Miyamoto et al. (2006) et son résultat. Source: Nisbett et Miyamoto (2005).

La première expérience de cette étude cherche à établir les mesures objectives et subjectives de comparaison entre les représentations urbaines au Japon et celles aux États-Unis (voir Figure 3). Dans l’expérience, Masuda et Nisbett ont présenté aux participants les images photographiées dans des villes au Japon et aux États-Unis. Les participants sont invités à répondre à un questionnaire destiné à établir la mesure subjective des images urbaines. Parallèlement, pour établir des mesures objectives, les images urbaines de ces deux pays sont analysées et mesurées par l’ordinateur. D’après ces deux types de mesures réalisées dans cette expérience, les scènes urbaines au Japon sont plus encombrées, plus complexes, plus embrouillées, et également plus ambiguës par rapport à celles aux États-Unis.

La deuxième expérience a pour objectif d’évaluer l’impact de ces deux types d’images urbaines sur l’attention et sur la perception. L’expérience est procédée dans une condition d’amorçage (priming). Dans un premier temps, les chercheurs ont montré les images urbaines de ces deux pays aux participants Japonais ou Américains. Ensuite, les participants sont conduits à accomplir des tâches d’« aveuglement au changement (change-blindness task) ». Les participants sont présentés en séquence une paire d’images neutres n’ayant pas de lien avec les scènes urbaines de ces deux pays comme dans la condition d’amorçage précédente. Ils sont ensuite demandés de noter le changement dans cette paire d’images.

Le résultat de cette étude montre que, premièrement, par rapport aux Américains, les participants Japonais ont pu remarquer un plus grand nombre de changement contextuel (voir Figure 4). Ceci rejoint les résultats des études antérieures selon lesquelles les Japonais sont plus sensibles aux informations contextuelles par rapport aux Américains. Deuxièmement, les participants, Japonais ou Américains, ayant subi l’effet d’amorçage avec les images des scènes urbaines japonaises ont eu meilleurs scores dans la tâche d’identifier le changement contextuel, par rapport à ceux dans la condition d’amorçage avec les images des villes américaines. Ceci montre que les conditions visuelles peuvent avoir de l’influence sur notre sensibilité au contexte et sur la façon dont notre attention fait le tri parmi des informations venant de l’environnement. Le résultat suggère qu’il semble exister un processus dynamique sous-jacent à notre attention par le biais duquel l’environnement culturel et physique forge continuellement notre façon de percevoir.

Figure 2. Résultat de l'épreuve d'aveuglement au changement. Cf. Miyamoto, Y., Nisbett, R.E., & Masuda T. (2006).Figure 4. Résultat de l’épreuve d’aveuglement au changement. Cf. Miyamoto et al. (2006).

Remarques

L’implication de ces recherches est de soutenir une forme de relativité culturelle qui est non seulement manifestée dans nos croyances et dans nos pensées, mais, de plus, enracinée dans les processus de cognition, incorporée davantage dans notre capacité de représenter le monde. Tout ceux-ci constituent les traits particuliers de chaque culture et forment la manière unique propre à chacune de s’ouvrir au monde.

Ces démarches de recherche ont sans doute le mérite d’être saluées. Or mon principal souci concerne l’hypothèse et l’étude de Miyamoto, Masuda et Nisbett (2006) en matière de l’impact de l’affordance ou l’environnement physique sur la cognition. Effectivement, étant donné que l’environnement urbain est lui-même le produit de l’activité humaine, la prétendue « affordance » de celui-ci que les chercheurs croient pouvoir façonner de manière ascendante les processus de l’attention est déjà le fruit d’un certain processus descendant. Autrement dit, l’environnement urbain est en effet la projection de notre pensée ou de notre attitude ; il porte l’empreinte de notre esprit, de l’idéalité. Celui-là est un artefact par excellence, dont la forme n’est rien d’autre que le miroir d’un état d’esprit, le reflet d’un mode de pensée et de la volonté.

En voulant mettre en évidence l’impact de l’environnement physique et artificiel sur notre capacité de perception, Miyamoto, Masuda et Nisbett semblent renverser le lien de la cause et de l’effet – ils prennent l’effet pour la cause et inversement. La soi-disant affordance, censée ouvrer de manière continue et inconsciente notre capacité et caractère cognitifs, est effectivement l’œuvre de notre esprit, avant qu’elle ne retourne l’influence à celui-ci. De ce fait, il serait plus juste de dire que, dans ce cas présent, l’environnement artificiel a plutôt pour rôle d’amplification, qui ne fait que renforcer et appuyer une certaine tendance de l’esprit imprimée dans la forme des architectures, dans la configuration d’un espace urbain, et dans la façon dont une ville nous est présentée visuellement. Certes, cette mise en évidence du rôle amplificateur de l’environnement artificiel a un sens révélateur. Mais je crains que la cause profonde de la variation cognitive à l’échelle interculturelle ne se trouve plus justement que dans les processus descendant de l’esprit, dans la pensée, dans les idéologies, dans les valeurs transmisses de génération en génération dans chaque société et dans chaque culture. C’est dans cet espace de vie commune que chacune des cultures a son histoire, c’est-à-dire une organisation temporelle et spatiale formée à partir d’un trait, ou d’un ensemble de traits qui lui sont propres. Cette variation cognitive, cette variabilité attentionnelle, cette culturalité, en tant qu’elles se manifestent dans le monde de l’homme, constituent la variété dans l’humanité universelle. En ce sens la cognition est située. Elle a un caractère, une personnalité. Elle est stylisée comme une œuvre d’art dont la manifestation est autrement riche, autrement opulente.

Ouvrages cités

  • Kitayama, S., Duffy, S., Kawamura, T., & Larsen, J.T. (2003). Perceiving an object and its context in different cultures: a cultural look at new look. Psychological Science : a Journal of the American Psychological Society / APS. 14 (3), 201-6.
  • Masuda, T., & Nisbett, R.E. (2001). Attending holistically vs. analytically: Comparing the context sensitivity of Japanese and Americans. Journal of Personality and Social Psychology, 81, 922–934.
  • Nisbett, R.E., & Miyamoto, Y. (2005). The influence of culture: holistic versus analytic perception. Trends in Cognitive Sciences. 9 (10), 467-73.
  • Miyamoto, Y., Nisbett, R.E., & Masuda T. (2006). Culture and the physical environment. Holistic versus analytic perceptual affordances. Psychological Science : a Journal of the American Psychological Society / APS. 17 (2), 113-9.

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Thèse en ligne

6 juillet 2009 at 08:29 (Thèse - Le visible et L'expression)

Ma thèse est en ligne sur le site de TEL. J’espère que le lien sera toujours bon. Sinon, tapez Li-Hsiang Hsu dans le formulaire de recherche. Bonne lecture!!

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La câlinerie du tout petit – Kindchenschema

15 juin 2009 at 10:10 (Perception)

Originairement observé et suggéré par le biologiste autrichien Konrad Lorenz, le Kindchenschema, ou le schéma de nourrisson, une configuration physique prototypique perçue par les adultes comme mignonne ou câline, désigne une série de caractéristiques physiques infantiles, telles que la grosseur de tête, le front haut légèrement en saillie, des grands yeux, les joues poupines bien rondes, petit nez et petit bouche, les extrémités du corps courtes et dodues. Lorenz a remarqué que les êtres humains avaient tendance de prêter attention et  réagir favorablement aux enfants sans défense, et cela est probablement dû à l’effet du schéma de nourrisson.

L’effet d’une certaine morphologie de nourrisson sur les adultes, les femmes en particulier, a été ensuite confirmé par les études scientifiques sur le comportement des êtres humains. Les études montrent que le schéma de nourrisson est d’abord en corrélation positive au degré de l’attention visuelle. Elles montrent que la vue d’un nourrisson active les régions cérébrales (telles que precuneus et sulcus intrapariétal, Leibenluft et al. 2004), impliquées dans les processus de l’attention. Sur le plan affectif, le schéma de nourrisson est perçu comme stimulus positif, en liaison intime avec les jugements de valeur tels qu’être « mignons », « doux », « honnête », et avec les états émotionnels comme « tendresse », « chaleur », etc. (Berry & McArthur, 1985). Sur le plan comportemental, les études montrent que le schéma de nourrisson est corrélatif à la motivation protectrice, nourricière, et au comportement d’apporter des soins (caretaking behavior) de la part des adultes. Une étude récente montre que plus la morphologie d’un enfant correspond au schéma de nourrisson, plus l’enfant a la capacité d’attirer l’attention des adultes, éveiller la motivation altruiste et leur évoquer la disposition affective d’en prendre soin (Glocker et al., 2009a), peu importe s’il existe réellement le lien de sang entre l’enfant et l’adulte. Cette tendance à prêter attention et à apporter des soins au tout petit est plus forte chez les femmes que chez les hommes (Glocker et al., 2009a).

Les mécanismes neurobiologiques sous-tendant la perception du schéma de nourrisson sont également identifiés récemment par l’équipe de recherche dirigée par Melanie Glocker et Norbert Sachser (Glocker et al., 2009b). Ils montrent que, chez les adultes, la vue d’un nourrisson active le centre de récompense dans le cerveau, plus précisément, le noyau accumbens. Cette région est depuis longtemps identifiée comme le centre du plaisir dans notre cerveau, impliqué dans la sensation de bien-être et dans le sentiment de bonheur. Il est également connu pour son rôle de médiateur dans les comportements à la recherche de  la récompense.

Le résultat de ces recherches dévoile le secret de notre comportement de prévenance vis-à-vis des enfants enraciné dans l’implantation du cerveau. Du point de vu évolutionniste, le nourrisson représente un stimulus biologiquement pertinent pour les membres de l’espèce en termes du succès de reproduction et de la survie de l’espèce. Il est donc d’une grande importance pour les parents à prêter attention au nourrisson et y apporter des soins nécessaires. Le fait que le cerveau humain, notamment celui des femmes, réagit en priorité et en favoris à l’image de bébé rejoint les observations des scientifiques de l’émotion selon lesquelles il existe un lien direct biologiquement fondé entre les caractéristiques physiques du stimulus visuel et les états émotionnels. Effectivement, du point de vue de l’évolution du cerveau et du comportement humain, il est d’une grande importance à prêter attention aux stimuli de haute pertinence biologique et adopter une stratégie comportementale appropriée au bien-être et à la survie de l’espèce. Il s’agit de comprendre comment le cerveau est programmé de manière à traiter certains types de stimulus en priorité en les associant à certains types de comportement.

Références:

Berry, D. S., & McArthur, L. (1985). Some components and consequences of a babyface. Journal of Personality and Social Psychology, 48, 312–323.
Brosch, T., Sander D., & Scherer, K. R. (2007). That baby caught my eye… attention capture by infant faces. Emotion. 7 (3), 685-9.
Glocker, M. L., et al. (2009a). Baby Schema in Infant Faces Induces Cuteness Perception and Motivation for Caretaking in Adults. Ethology. 115 (3), 257-263.
Glocker, M. L., et al. (2009b). Baby schema modulates the brain reward system in nulliparous women. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America. 106 (22), 9115-9.
Leibenluft, E., Gobbini, M. I., Harrison, T., & Haxby, J. V. (2004). Mothers’ neural activation in response to pictures of their children and other children. Biological Psychiatry, 56, 225–232.

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Annonce de soutenance

29 mai 2009 at 07:43 (Thèse - Le visible et L'expression)

J’ai le plaisir de vous annoncer la soutenance de ma thèse de doctorat intitulée :

LE VISIBLE ET L’EXPRESSION. Étude sur la relation intersubjective entre perception visuelle, sentiment esthétique et forme picturale. (Résumé)

Vous êtes amicalement invité(e) à la soutenance qui aura lieu le 8 juin 2009 à 14h00 à l’EHESS : Salle 242, 54 Bd. Raspail, 75006, Paris. (Informations pratiques)

Devant le jury composé de :

M. Renaud BARBARAS (Rapporteur)

M. Jacques MORIZOT (Rapporteur)

M. Jérôme DOKIC (Président du jury)

M. Jean-Marie SCHAEFFER (Directeur de thèse)

M. Michel IMBERT (Membre du jury)

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